Etape 2 & 3

 

Etape 2 : Vendredi 27 mars

MECH IRDANE / NEJJAKH kilométrage idéal 190 km – temps estimé 10 heures

Cassante… tel est l’adjectif qui s’applique le mieux à cette seconde étape, 190 kilomètres entre Mech Idrane et Nejjakh. Les crevaisons ont d’ailleurs été nombreuses. L’expérience des jours passés s’est avérée instructive pour les gazelles, notamment celles qui participent pour la première fois à l’aventure.

Les gazelles du Team Volkswagen ne verront plus les choux-fleurs de la même façon ! Car au Maroc, le chou-fleur ne décrit pas seulement un légume… cette mousse végétale accumule de la poussière, devant dure comme la pierre. « Il risque d’y avoir de la casse aujourd’hui » commentait d’emblée Ludovic Taché, le directeur sportif, lors du briefing matinal. Un briefing auquel l’équipage 165 n’a pas participé. Rentré à l’aube, après une nuit dans le désert, Nadine Van de Poele et Wivine Werbrouck ont franchi la ligne d’arrivée… pour repartir aussitôt ou presque. Fatiguées mais motivées.

Pour réussir cette deuxième étape et valider leurs 8 CP, les gazelles devaient conjuguer une navigation fine à un pilotage assuré. « Tout au long du parcours, nous avons rencontré des oueds, parfois profonds. Certains étaient difficiles à franchir, obligeant à faire des détours » racontent Patricia Morincome et Charlène Robert (équipage 163). « Les repères sont difficiles à identifier. Nous sommes extrêmement pointilleuses mais nous savons que nous devons aussi gérer le temps, ce qui ne s’avère pas évident » confient Kate Williams et Laura Bouganne (équipage 161). De son côté, l’équipage 162 (Sabrina Renard et Sophie Landriève) a préféré jouer la carte de la prudence. « Lors de l’étape d’hier, nous nous sommes perdues. Nous avons dû rentrer de nuit, ce qui s’avère extrêmement compliqué. Nous avons donc choisi sciemment de rentrer au bivouac après la troisième balise pour reprendre des forces. Nous avons retrouvé confiance et sommes prêtes à attaquer les dunes. » Au final, l’écart entre les équipages du Team Volkswagen Véhicules Utilitaires est réduit puisque tous se positionnent entre la 74ème et la 92ème place au classement de l’étape.

La quête serrée de l’ultime balise

Dans la catégorie Expert, l’étape s’est surtout jouée sur la dernière balise, bien cachée dans la douceur d’un oued sableux. « La journée avait très bien commencé, sous un magnifique soleil. Au moment de porter assistance à un équipage, nous nous sommes également tankées et nous avons explosé une roue. Un des boulons était impossible à desserrer. Au point que nous avons tordu la croix en nous acharnant » racontent Annick Denoncin et Karolyn Favreau (équipage 404). « Nous avons perdu une heure trente mais nous sommes parvenues à réparer seules. » L’équipage 404 comptait alors prendre la route du retour, sans rechercher l’ultime balise mais l’équipage 405 (Maud Garnier et Laëtitia Bléger) parvient à les convaincre de ne pas abandonner. «Nous étions surmotivées. Lorsque nous sommes parvenues à la balise, nous avons laissé éclater notre joie à grand renfort de klaxons. Cette huitième balise a également donné du fil à retordre à Jeanette James et Anne-Marie Borg, (équipage 403), premières au classement général provisoire. « Nous avons validé la balise à 18 heures 56 soit… 4 minutes avant sa fermeture. Nous n’y croyons plus. » L’équipage 402 (Elisabete Jacinto et France Clèves) et le 403 ont effectué des choix stratégiques très différents et pourtant, ils terminent l’étape avec seulement une centaine de mètres d’écart, terminant respectivement deuxième et troisième de l’épreuve. La 403 demeure en tête du classement général provisoire. Le 402 est troisième.

Demain, les gazelles surferont sur les dunes de Merzouga. Une étape majestueuse, à la fois technique, stratégique et esthétique !

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ETAPE 3 – Samedi 28 mars 

NEJJAKH / NEJJAKH – kilométrage idéal 70 à 110 km – Temps estimé 8 heures

Les reines des sables

Deux jours qu’elles l’observaient de loin… pour cette troisième étape, les gazelles ont osé affronter un géant des sables : l’erg Chebbi. Les novices, qui avaient entendu les aventures des autres gazelles, le craignaient. Pourtant, toutes ont assuré. Quant aux expertes, qui bénéficiaient d’un parcours spécifique, elles ont prouvé une nouvelle fois leur parfaite maîtrise de la conduite et de la navigation.

Des dunes gigantesques pouvant atteindre 400 mètres pour les plus hautes. Un océan de sable. Des paysages d’une beauté à couper le souffle. L’étape du jour revêt une part de magie. Les équipages de la catégorie 4×4 avaient le choix entre trois parcours : le parcours Z qui serpente aux pieds des dunes pour les moins aguerries; le parcours Y qui tutoie les plus hauts sommets de sable. Enfin le parcours X et ses murs de sable, réservé aux plus audacieuses. Les gazelles du Team Amarok ont fait le choix de la sagesse. « Nous sommes totalement néophytes, aussi, nous allons nous contenter du parcours Z, qui représente déjà un beau défi » commentaient ce matin Stéphanie Matras et Christel Bouquet (équipage 164). Très vite, les gazelles trouvent le rythme. Du surf, du plaisir, des erreurs de pilotage, quelques tankages aussi… mais globalement, elles assurent. Leur sourire fait plaisir à voir. Les conditions météo et notamment les pluies récentes ont rendu le sable plus portant, facilitant le passage des gazelles. « Nous nous faisions une montagne de ces dunes. Au final, nous avons beaucoup apprécié cet élément doux, certes un peu fuyant » commente Wivine Werbrouck (équipage 165). « L’étape s’avère surtout fatigante pour la navigatrice, qui court sans cesse devant la voiture afin d’identifier les pièges. Le pilotage, lui, s’avère très ludique » note Anne- Sophie Caillaud (équipage 160).

Côté Experts, le parcours s’avère particulièrement corsé. Certaines balises tutoient les plus hauts sommets. Mais les équipages ne s’en laissent pas conter. Le rythme est intense, le plaisir au rendez- vous. Habituellement, le règlement interdit aux gazelles de se suivre mais, dans les étapes de dunes, c’est même conseillé. Les équipages 402, 404 et 405 ne se quittent guère de la matinée. « Nous discutons entre nous, nous nous conseillons, nous nous aidons à sortir des mauvais pas. C’est une belle illustration de l’esprit gazelle qui nous fait chaud au cœur » commente France Clèves (équipage 402). Jeanette James et Anne-Marie Borg (équipage 403) jouent l’étape de façon plus solitaire, avec toujours le même mot d’ordre : la ligne droite. Anne-Marie n’hésite pas à transporter des plaques de désensablage pour « faire un pont » sur lequel Jeanette James peut s’appuyer. Car pour elles, chaque détail compte. Anne-Marie et Jeanette s’avèrent cependant moins inspirées que Carole Montillet et Valérie Dot (équipage 407), leurs principales rivales, qui totalisent 1,7 kilomètre de moins sur l’étape.Capture d’écran 2015-03-29 à 16.13.39

Au retour au bivouac, les gazelles ont pu apprécier un bon repas italien concocté par Luana Belmondo, la chef et épouse de Paul Belmondo. La soirée s’est terminée par un feu d’artifice agrémenté d’une coupe de champagne Tsarine. Inattendu et si plaisant au cœur du désert.

Demain, les gazelles partent pour leur première étape marathon. Une étape longue où il faudra gérer au mieux son temps pour parvenir à trouver toutes les balises dans les délais.

L’étape vue par Sacha Askidjian

En parallèle du Rallye Aïcha des Gazelles, Sacha Askidjian, directeur marketing de Volkswagen Véhicules Utilitaires a eu le plaisir de tenter l’aventure du Rallye dans les mêmes conditions que les gazelles, avec Annie, sa compagne.

« Nous nous sommes tankés deux minutes après le départ, nous avons découvert les méfaits des herbes à chameau, fait des erreurs de navigation. Nous avons fait d’emblée toutes les erreurs possibles ! Après cet apprentissage à la dure, la suite de l’étape s’est mieux déroulée puisque nous sommes parvenus à trouver toutes les balises. J’étais déjà conscient que le Rallye Aïcha des Gazelles n’est pas une balade. Cette étape réalisée de l’intérieur a confirmé mon ressenti : il s’agit d’une vraie compétition exigeante et difficile. Je suis déjà impatient de recommencer demain ».

Encore merci à tous pour votre support et vos messages, c’est bien sympa de savoirs nos chères Mamans si bien soutenues!

Les étapes 2 et 3 :on peut de nouveau être fiers de nos Gazelles, qui sont très loin d’être ridicules (P61 après la 2e étape)! Elles ne sont pas encore parvenues à ramener toutes le balises d’une étape, par faute de temps, mais par contre, elles sont chaque fois parvenues à rejoindre le bivouac hier et avant-hier. De cette manière, elles peuvent profiter d’un peu de confort pour bien se reposer, avaler un bon repas, et préparer calmement les cartes pour l’étape du lendemain. Lors de la spéciale d’hier, Nadine et Wivine ont bien démarré, parvenant à rejoindre les 4 premières balises, mais la suite s’est un peu compliqué, puisqu’elles semblent s’être un peu égarées, mais ça, nous ne le saurons qu’à la fin du rallye, car comme vous le savez, tout contact avec les Gazelles est interdit pendant l’événement…Je vous joins quelques photos de nos Gazelles en pleine action, dans des paysages magnifiques, et vous renverrai un petit mail à la fin de l’étape marathon. Pour rappel, on peut les suivre en « live » ici http://www.rallyeaichadesgazelles.com/fr/rallye/2015/en-direct/, équipage 165.

Bon dimanche!

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ETAPE 4 – Dimanche 29 et lundi 30 mars 2015

Quelques petites news de nos Gazelles adorées! A l’heure où j’écris ce mail ce dimanche matin à 9h, elles viennent de quitter le bivouac pour se lancer dans la fameuse étape « marathon »: +335km et 13 balises qu’elles ont jusqu’à demain 19h pour trouver ! Elles camperont toutes sans exception dans le désert. Lors de sa première participation, Nad’ en a gardé un très bon souvenir, avec une super ambiance entre les quelques équipages qui s’étaient regroupés en mini bivouac improvisé.

MECH IRDANE / OULAD DRÎSS – Kilométrage idéal 335 km – temps estimé 20 heures

Etape marathon

Lors de l’étape marathon, les gazelles doivent avant tout être endurantes et savoir gérer leur temps. Plusieurs gazelles du Team Volkswagen ont passé leur première nuit dans le désert, loin du bivouac géant. Un beau moment ! En revanche, le terrain cassant a malmené les Amarok.

Plus de 335 kilomètres en autonomie totale, pas d’assistance mécanique le soir, un bivouac improvisé et 13 CP à valider sur les deux jours… l’étape marathon porte bien son nom ! Les difficultés débutent dès les premiers tours de roue… comme en témoignent Anne-Sophie Caillaud et Dominique Bellanger (équipage 160). « Nous nous sommes tankées à 500 mètres de la ligne de départ. Il nous a fallu deux heures pour repartir ! » Les navigatrices doivent faire des prouesses, perdant parfois le Nord. « Nous avons passé huit heures à chercher la deuxième balise ! Nous avons tourné, viré… rien à faire » regrettent Stéphanie Matras et Christel Bouquet (équipage 164). Une première partie dominée par le plateau de l’Amada du Guir.

Les choses se corsent encore sur la deuxième partie. Les gazelles doivent s’engouffrer dans des reliefs et des vallées très marqués. Tout mauvais choix stratégique se solde par l’obligation de faire demi-tour et l’accumulation des kilomètres au compteur. Les Expertes retrouvent les joies du sable au niveau du deuxième CP. La moindre erreur et c’est le tankage assuré.

Avant la tombée de la nuit, les gazelles doivent franchir un mythe… l’oued Rheris. Un oued de six kilomètres de largeur, qui recèlent de nombreux pièges. « Nous n’arrivions plus à sortir de l’oued. Alors, nous avons bataillé avec une quinzaine d’autres véhicules. Les plus expérimentées ont conseillé les autres et tous les véhicules ont pu sortir de l’oued, sans faire appel à l’assistance technique. Une telle entraide fait chaud au cœur » racontent Sabrina Renard et Sophie Landriève (équipage 162).

Bivouac sous les étoiles

Le soleil se couche… la navigation devient impossible. Il est temps pour les gazelles de trouver un lieu accueillant pour leur bivouac en pleine nature. Par petits groupes, elles partagent rations militaires ou… foie gras ! « Nous étions neuf équipages aussi, nous avons positionné les véhicules en cercle et installé les tentes au milieu. On aurait dit que nous étions dans Lucky Luke ! » s’amuse Anne-Sophie Caillaud. La voûte étoilée est, pour toutes les gazelles, un spectacle sublime.

En plein désert, les gazelles ne sont pas réveillées par la douce voix de l’organisatrice, Dominique Serra, répétant inlassablement devant les tentes « Bonjour, il est quatre heures ! » Mais pas question pour autant de jouer les marmottes. Car l’étape marathon compte treize CP. Priorité dès l’aube : trouver le CP6 qui ferme à 9 heures. Malheureusement, certains équipages dont le 160 et le 161 n’y parviennent pas dans les délais. Il ne leur reste plus qu’à mettre le cap vers le bivouac. « Nous étions parties pour faire un marathon… nous aurons fait un semi ! » note Dominique Bellanger (équipage

160). Quant à Kate Williams et Laura Bouganne (équipage 161), elles ont dû rester dormir dans le désert une nuit supplémentaire. Le marathon devient alors bien long.

Les gazelles qui continuent la chasse aux balises affrontent de grandes plaines sablonneuses. L’entente entre la pilote et la navigatrice s’avère capitale. « J’ai rarement été aussi sale. La poussière s’insinue partout. On la respire, on la sent, on ne s’en débarrasse pas » remarque France Clèves (équipage 402). Pas de quoi faire perdre le sourire à sa co-équipière, Elisabete Jacinto. « Cette année, je me régale vraiment. Tout se passe bien, je ne ressens même pas la fatigue. Mais je demeure concentrée. Je sais qu’au Rallye tout peut arriver. »

L’équipage 403 remporte l’étape

Car les gazelles, même les plus expérimentées, ne sont jamais à l’abri d’une erreur ou d’une panne technique. Lors de ce marathon, les équipages 405 (Maud Garnier et Laëtitia Bléger) et 404 (Annick Denoncin et Karolyn Favreau) ont ainsi connu un souci mécanique. L’équipage 405 a cassé ses amortisseurs dès le début de l’étape. « Nous sommes parvenues à bricoler une solution temporaire grâce avec des sangles de débattement. Nous ne pouvions pas rouler trop vite. Nous avons été obligées de privilégier la piste, mais, au final, nous sommes parvenues au bout ». De son côté, l’équipage 404 a heurté un rocher, suite à un moment d’inattention, ce qui a entraîné des dommages au niveau de la biellette de direction. L’assistance technique ayant réussi à effectuer un dépannage sur place, le 404 a pu rentrer au bivouac. L’équipe des mécaniciens s’est mobilisée durant toute la nuit pour réparer les Amarok. Le 405 et le 404 peuvent donc prendre le départ de la cinquième étape, mais leurs chances de réaliser un podium semblent compromises. Jeanette James et Anne- Marie Borg, qui réalisent un excellent parcours, finissent premières de l’étape… à 820 mètres seulement de leurs rivales, Carole Montillet et Valérie Dot. Ces dernières conservent la tête du général. Suite à leur bonne performance, Elisabete Jacinto et France Clèves (équipage 402) retrouvent la troisième place.

Les équipages 163 et 162 ont également effectué deux belles journées, se classant respectivement 46ème et 49ème de cette étape difficile.

La prochaine étape, encore un marathon de deux jours, les gazelles devront affronter un autre géant des sables, l’erg Chegaga.

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